Aujourd'hui, cette longue Arthérapie disruptive a révélé ce qui était caché. Après tant de fragmentations, la solution du "Je suis qui je suis" s'est naturellement imposée.
Je considère dorénavant mes toiles comme autant de radiographies colorées de mon existence rassemblée. Le présent et le passé s'entrecroisent et jouent ensemble dans un même mouvement avec la lumière. Et c'est sans déni, qu'on découvre partout une cicatrice indélébile, une sorte de fêlure qui fait justement ce que nous sommes. Car la nostalgie est une nécessité vitale pour un ego qui croit à tort à son autonomie, alors qu'il repose au contraire sur une accumulation de souvenirs, auxquels il fait inconsciemment référence.